mars 2012
Derniers films vus :
-The Girl With The Dragon Tattoo, efficace, la seconde partie
est un morceau de bravoure, un poil trop virtuose (de la trilogie, je n'ai pour l'instant lu que le premier tome et j'ai la vague impression que Stieg Larsson est beaucoup plus intéressant que ses livres)
-Cheval de Guerre, artificiel, humaniste certes, mais trop saturé de bons sentiments
-Melancholia, à la fois sublime et outrancier, une fin du Monde au ralenti, qui entraîne dans des profondeurs dépressives dont la scéne finale est le double
fond, un aboutissement qui soulage
-Drive, l'histoire d'un anti-héros amputé de ses émotions, comme une suite moderne à Taxi Driver
-La Piel que Habito d'Almodovar, donne des frissons (effroi, plaisir, on ne sait pas trop) car cela parle d'épiderme, une métamorpose homme-femme qui ne donne
pas dans le grotesque mais dans le trouble (adaptation d'un roman de Thierry Jonquet).
mars 2012
Encore quelques jours pour voir l'exposition sur Jacques Villon (Gaston Duchamp) qui se tient au musée d'Angers jusqu'au 1er avril 2012.
Un peintre à re-découvrir d'urgence.
Jacques Villon (Damville 1875 -- Puteaux 1963) est le demi-frère de Marcel Duchamp et de Raymond Duchamp-Villon. Son oeuvre suit un parcours qui, démarre au
début du XXème siècle, suit le mouvement cubiste et atteint la période de l'immédiat après guerre, qui correspond à la fois à l'apogée de la deuxième école de Paris, avec Hartung, Soulages,
Debré, Poliakoff, entre autres, et au déclin de l'influence parisienne au bénéfice de New-York. Sa rencontre avec le marchand d'art Louis Carré en 1942, le propulse sur le devant de la scène
artistique, notamment grâce à ses travaux graphiques. Il est un des rares peintres français à avoir eu une renommée aux Etats-Unis.
et Sunset Park de Paul Auster
Voilà bien longtemps que je n'avais pas lu Paul Auster, en fait depuis la Nuit de l'Oracle qui date de 2004 et qui m'avait laissé une belle impression.
Paul Auster c'est le souvenir avant tout d'une sacrée découverte il y a près de
30 ans avec la trilogie New-Yorkaise. Un univers singulier en marge du roman policier, une écriture riche en symboles.
Les oeuvres suivantes (Moon Palace, La Musique du Hasard) confirmèrent le talent de l'auteur.
Ses deux derniers livres tiennent à peu près leurs promesses. J'ai une légère préférence pour Seul dans le Noir, une belle réflexion sur les
Etats-Unis d'aujourd'hui. L'histoire d'un critique littéraire qui, durant une insomnie, échafaude un destin parallèle pour son pays, un destin ou le 11 septembre n'aurait pas eu lieu, mais où
régnerait une guerre civile.
Afin de déguiser sa propre aspiration au suicide, il met en scéne en personnage auquel il va confier la mission de supprimer celui qui a fait surgir ce monde paralléle, autrement dit, lui.
Toutes choses qui ne peut qu'inciter à se replonger dans la trilogie New-Yorkaise
Nick Drake est désormais un musicien-culte, la fugacité de son existence (il est mort à 26 ans en 1974) ayant forcément amplifié la résonance de sa musique.
Je l'ai découvert à la fin des années 70, après avoir acheté un de ses disques en Allemagne. A cette époque, plutôt attiré par des groupes comme Pink Floyd, Genesis ou Yes, écoutant peu de
musique folk , le choc de sa musique (guitare + instruments à vent) a été imprévisible. Mais encore plus que la musique, c'était sa voix qui s' est imposée à mes oreilles comme l'instrument
majeur d'un orchestre émotionnel.
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